23/10/1942

La bataille d’El Alamein

// Vidéo El Alamein : la défaite de Rommel

Rommel écrit dans ses carnets secrets : « Pourtant je cherche un moyen de tirer de là nos troupes. Nous allons vers les jours les plus difficiles qu'un homme puisse traverser. » Et il ajoute : « Les morts sont heureux, pour eux tout est fini. »

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Grandes Batailles : Rommel n’y croit plus

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El Alamein

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Les Allemands menacent les Anglais en Egypte. L’Afrika Korps, avance dangereusement vers le canal de Suez. Rommel et ses hommes ont atteint El Alamein. L’Empire britannique est menacé. Le premier ministre, Winston Churchill, vient encourager son armée du désert. Il retrouve le général Montgomery, tout juste nommé. Ce n’était pas le premier choix de Churchill et il inquiète tous ces soldats du désert, les Anglais, les Australiens, les Néo-zélandais, les Sud-africains ou les Français libres. Parce que Montgomery, fils de pasteur, leur impose, dès son arrivée, une nouvelle discipline et une règle de vie rigides. Montgomery est le contraire de Rommel. Il est prudent, il attend d’avoir la supériorité en hommes et matériel, comme les nouveaux chars américains Sherman puissants et rapides. Encore faut-il leur ouvrir des passages dans les champs de mines. Montgomery déclenche son offensive dans le style de la première guerre mondiale, avec une préparation d’artillerie puis une attaque massive de chars, qui se révèle très coûteuse, à cause des canons de 88 allemands. Les soldats de Rommel contre-attaquent sans relâche. La bataille tourne à la charge à la baïonnette, comme dans la Somme, en 1916, avec de lourdes pertes des deux côtés. A ce jeu mortel, c’est celui qui a le plus d’hommes qui gagne. Rommel écrit : « Nous sommes tout simplement écrasés par le poids de l'ennemi. » Il reçoit ce message d’Hitler : « Votre seule pensée doit être de tenir, de ne pas reculer d’un mètre. » Rommel écrit dans ses carnets secrets : « Pourtant je cherche un moyen de tirer de là nos troupes. Nous allons vers les jours les plus difficiles qu’un homme puisse traverser. » Et il ajoute : « Les morts sont heureux, pour eux tout est fini. » Rommel bat en retraite vers la Tunisie. Il sauve ses hommes, en volant l’essence de ses alliés italiens, qui se retrouvent prisonniers, alors qu’ils se sont battus avec courage. A Londres, Churchill annonce à son peuple la première vraie bonne nouvelle de la guerre. « C’est la fin du commencement. » Le mot de Churchill fait le tour du monde. Le vieux lion britannique a tenu tête à Hitler.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

Témoignage de Lawrence Durrell, écrivain britannique
Pendant trois ans aucun soldat britannique n’est retourné en permission dans son pays. L’arrière pour eux, c’étaient les grandes villes d’Egypte, cosmopolites et orientales, avec leurs bazars, leurs salons de thé, leurs mirages. Lawrence Durrell, l’auteur du « Quatuor d’Alexandrie », appartenait à l’ambassade britannique au Caire : il a vu l’envers du décor : « C’était très bizarre mais c’était, c’était pas vraiment l’envers du tout ; ils étaient tellement liés, la guerre et la vie que l’on a vécue à ce moment là, c’était bizarre. A 250 km des grandes batailles mais les villes tout à fait normales illuminées, où on pourrait trouver des chambres avec salles de bain dans des hôtels et visiter des boîtes de nuit en week-end. Il faut réaliser que par exemple, la guerre était très mobile en désert et puis on risquait beaucoup plus de perdre la vie dans le désert et par le désert, le soleil ou bien les sables que d’être tués par un Allemand. C’était plutôt le contraste entre le calme, luxe et volupté des grandes, des grandes villes et (une) sorte d’abstraction du désert qui était -c’est curieux- le sang très vite épongé, et comme je vous ai dit on risquait beaucoup plus, les vents, le ? que les Allemands dans ce sens là ; le soleil était capable de faire fondre des armées entières alors la moitié de cette lutte était contre la nature et contre les Allemands tandis que, voilà, nous étions en civil, le « Anglo-égyptien club » c’était le club des officiers, gazon parfait comme un collège à Oxford. On était en train de boire un verre, en discutant notre 0/40/00 prochain numéro, arrive un type comme ? Douglas (qui arrive nous raconter ce qui s’est passé hier : il a été attaqué, on a tué etc etc, il sort de sa poche quelques médailles je sais pas quoi, il a récupérées ; il dit : « je repars ce soir mais écoutez, j’ai deux poèmes pour vous ». Dans un autre coin, on voit le général Wavell tranquillement en train de fouiller un bouquin de poèmes pour Oden ( ?) et pas mal des écrivains anglais, français etc, et ça c’est à 200 km de ce massacre. » Extrait du documentaire "La Bataille du Désert" de la série "Les grandes batailles".

// Dossiers

LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE

La survie de la Grande-Bretagne, désormais seule face à l’Allemagne, se joue dans l’Atlantique.

L’EVOLUTION DES TECHNIQUES

Plus de 250 savants travaillent jour et nuit dans le but de mettre au point des armes secrètes avec lesquelles Hitler croit pouvoir renverser le cours de la guerre.

LA LIBERATION DES CAMPS

Surpris par la rapidité de l’avance soviétique, les nazis tentent de dissimuler les preuves des massacres...

// Protagonistes

Philippe Pétain

Devenu chef de l’Etat français en mai 1940 avec les pleins pouvoirs, Pétain instaure un régime autoritaire dans la zone non occupée

Le Général Leclerc

Le général Leclerc, à la tête de sa division blindée participe en 1944 à la bataille de France et libère successivement Le Mans, Paris et Strasbourg

Charles De Gaulle

Après la constitution du gouvernement Pétain, le Général de Gaulle part pour Londres, d’où il lance ses premiers appels à la résistance.