06/12/1941

La bataille de Moscou

// Vidéo Joukov prépare ses troupes de Sibériens.

Les Sibériens ne craignent pas le froid, ce sont des chasseurs, habitués aux conditions extrêmes et rompus à toutes les ruses. Leur gibier, cette fois, c’est l’Allemand.

Player apocalypse

Télécharger le player flash pour voir la carte

Get Adobe Flash player

Carte

L'offensive de Moscou

Carte

La tenaille de Joukov

  • Agrandire
  • Rétrecir

Malgré le froid, la vermine, le typhus, malgré la résistance russe et la politique de la terre brûlée, les avant-gardes allemandes atteignent la banlieue de Moscou. Les soldats de la Werhmacht avancent même jusqu’au terminus de la ligne d’autobus qui va jusqu’à la Place Rouge.
Staline a organisé la défense de Moscou, avec le plus brillant, peut-être, de ses généraux, un spécialiste des chars, considéré comme l’équivalent russe de Guderian. Joukov, 45 ans. Joukov a de la chance. L’espion soviétique Sorge a révélé que le Japon, pourtant allié d’Hitler, avait décidé de ne pas attaquer la Russie. L’empire du Soleil levant préfére se concentrer sur son ennemi majeur : l’Amérique.
Joukov peut donc dégarnir ses forces d’Extrême-Orient. Il fait venir les divisions de Sibériens, bien équipés. Les Sibériens ne craignent pas le froid, ce sont des chasseurs, habitués aux conditions extrêmes et rompus à toutes les ruses. Leur gibier, cette fois, c’est l’Allemand. Joukov veut prendre la Wehrmacht en tenaille.
Les millions de morts et de prisonniers ont permis de sauver Moscou, mais la menace est toujours là. Début décembre 1941, par des températures de -20 °C, les soldats soviétiques des armées de Sibérie contre-attaquent au nord et au sud de Moscou. Pendant décembre, janvier et février, les Russes continuent leur attaque sous des températures oscillant entre -20 et -50 °C, libérant définitivement le secteur de Moscou et décimant une cinquantaine de divisions allemandes.
50.000 Allemands sont morts ou disparus. 57.000 sont faits prisonniers et partent pour la Sibérie. Un sur dix seulement reviendra, au bout de 15 ans.
Les Russes non plus n’ont pas fini de souffrir. Leur pays est ravagé, les millions de morts et de prisonniers ont permis de sauver Moscou, mais la menace est toujours là.
L‘armée allemande recule de 200 kilomètres mais parvient à stabiliser le front en évitant de grands encerclements. Seules quelques divisions allemandes sont piégées dans la ville de Demiansk, Adolf Hitler ordonne leur ravitaillement par les airs. La localité, entièrement détruite durant la bataille, sera définitivement libérée par les Soviétiques le 1er mars 1943.
Hitler ordonne alors de tenir cette nouvelle ligne de front à tout prix. Il destitue 35 généraux, dont Guderian, et assure lui-même le commandement de l’armée. Il va réussir à rétablir la situation, rééquiper son armée, se préparer pour la revanche. La Wehrmacht reste solidement en Russie.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

A Moscou, dont les Allemands sont à moins de 200 kilomètres, l’inquiétude s’est installée : la capitale sera-t-elle sauvée ? L’ancien maire de la ville, Mr Proline, a vécu le tournant de la crise : « Le 19 octobre de 1941, nous avons été invités au Kremlin, à la réunion du Comité national de défense ; quand nous sommes entrés au bureau de Staline, il se promenait nerveusement dans sa chambre. (0/45/00) Et sans dire des mots, il s’est approché de la table et il a dit, en s’adressant aux membres du Comité national de défense : « Est-ce que nous allons défendre Moscou ou non ? ». (Pendant) quelques secondes, il y avait un lourd silence. Après, il s’est adressé avec la même question au membre du Comité Mr Molotov, qui était assis à côté de lui, avec la même question : « Est-ce que nous allons défendre Moscou ? ». Molotov a répondu : « Oui, nous allons défendre Moscou. ». Après, il s’est adressé à tous les membres du Comité (0/46/00) national de défense avec la même question et tous les membres ont répondu de la manière affirmative à cette question. » Extrait de la série "Les Grandes Batailles" - "La bataille de Moscou"

// Dossiers

LES FEMMES DANS LA GUERRE

A la différence de l’Allemagne et du Japon, les Alliés mobilisent massivement les femmes pour participer à l’effort de guerre.

SOLDATS DES COLONIES

Sous le commandement du général de Lattre de Tassigny, les troupes d’Afrique jouent un rôle essentiel dans la libération de Marseille...

LE BILAN DE LA GUERRE : 50 MILLIONS DE MORTS

Pour la première fois dans l‘histoire, le nombre de victimes civiles a été de loin supérieur à celui des militaires.

// Protagonistes

Chester Nimitz

Après Pearl Harbor, le président Roosevelt nomme l’amiral Nimitz commandant en chef de la flotte du Pacifique

Le Général Leclerc

Le général Leclerc, à la tête de sa division blindée participe en 1944 à la bataille de France et libère successivement Le Mans, Paris et Strasbourg

Joseph Goebbels

Ministre de la Propagande et de l’Information, Josef Goebbels fait preuve d’un rare talent pour haranguer ses compatriotes